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«DONNER AUX FILLES LES MEMES OPPORTUNITES QUE LES GARÇONS»

«DONNER AUX FILLES LES MEMES OPPORTUNITES QUE LES GARÇONS»

Vice-président de NBA Afrique et président de la Basketball Africain League (BAL), Amadou Gallo fall est revenu sur l’importance de cet événement pour les jeunes filles qui devraient bénéficier des mêmes opportunités que les garçons.

La NBA Academy Africa a accueilli hier à Saly 24 filles de 10 pays, le temps d'un camp. Âgées entre 14 et 17 ans, ces jeunes basketteuses ont été mises à rude épreuve, avec des encadreurs expérimentés. Vice-président de NBA Afrique et président de la Basketball Africain League (BAL), Amadou Gallo fall est revenu sur l’importance de cet événement pour les jeunes filles qui devraient bénéficier des mêmes opportunités que les garçons.

Président, quel est le but de ce camp?

Au moment de lancer la NBA Academy Africa, nous nous étions engagés à travailler aussi bien chez les garçons comme chez les filles. Nous sommes à notre troisième camp, que nous organisons ici. Pour cette édition, nous avons regroupé 24 filles, venues de 10 pays d'Afrique. Nous avons eu des encadreurs de qualité comme Jennifer, Astou Ndiaye, Ebony Hoffman qui sont des légendes de la WNBA. Cela confirme que le niveau est assez élevé. Nous essayons de nous améliorer, à chaque édition. Il y a des filles qui sont venues de l’Ouganda, du Soudan du Sud, avec un niveau de basket très élevé. C'est beau de voir ici ces 24 filles qui viennent de dix pays différents. Elles sont là en parfaite harmonie, dans une bonne ambiance.

Quelles sont les opportunités qui s'offrent à ces jeunes filles?

Les opportunités qui se présentent à ces filles sont énormes. Ce sont des filles qui sont très passionnées, talentueuses aussi. Et c'est la raison pour laquelle cette Académie a été mise en place. Il n y a pratiquement pas de compétitions régulières sur le continent. Mais avec nos réseaux, nous essayons de soutenir ces jeunes. Nous sommes dans 14 pays et avec nos réseaux, nous arrivons à donner de l'opportunité à ces filles qui sont retenues et font partie de l'équipe féminine qui avait participé à un tournoi à Orlando au mois d'aout passé. Et revoir ces filles ici, cela montre qu'il y a un suivi. Et nous comptons le maintenir pour donner à ces filles les mêmes opportunités de développement que les garçons ont.

Concrètement, peut-on s'attendre à un programme spécial pour ces jeunes, notamment en Afrique?

Tout ce que nous faisons sur le continent en termes de développement du basket, nous le faisons à travers des gens. Il y aura bientôt une opportunité de mettre ces filles en internat, comme les garçons. Pour le moment, nous avons lancé la Basketball African League. Mais puisque le talent continu à se développer sur le continent, nous pouvons un jour avoir une Ligue pour les filles.

Quel message lancez-vous à ces jeunes filles qui rêvent de faire carrière?

Qu'elles aient des ambitions avant tout. Qu'elles ne se donnent pas de limites par rapport à la trajectoire qu'elles veulent emprunter. Tous les rêves leur sont permis. Avoir Mwadi Mabika ici, cinq fois All Stars WNBA, est un grand honneur. Elle est partie directement du Congo (RDC) pour intégrer la WNBA. C'est une source de motivation pour les jeunes filles. Ce sont ces genres de parcours que nous voulons montrer à ces jeunes. Leur dire qu'avec de l’ambition, c'est bien possible. Il y a énormément de talent sur le continent. J'ai vu dans le groupe une fille venue de l'Ouganda. Je suis certain qu'avec un suivi, elle peut aller très loin. Mon message, c'est qu'elles soient ambitieuses. Nous sommes là pour les soutenir. Nous les encourageons aussi à prendre leurs études au sérieux. Qu'elles continuent d'aller à l'école, d'avoir comme ambition d'obtenir leurs diplômes universitaires. Nous voulons qu'elles puissent avoir un niveau d'éducation qui va leur permettre de naviguer dans la vie et d'atteindre leurs rêves. L'Afrique, c'est maintenant. Il y a un engouement, une explosion d'opportunités. Peut-être que ces jeunes ne voient pas la réalité du coup. Mais nous sommes là pour leur ouvrir les yeux, leur dire qu'il y a des possibilités, qu'il y a des choses qui se font sur le continent. L'idée, ce n'est pas seulement d'aller ailleurs .Il faut aller ailleurs avec des bagages, des outils qu'il faut.