Politique

Dr Momar Thiam : le président de la République, Macky Sall, doit mettre fin à la bataille par presse interposée que se livrent actuellement certains de ses partisans.

Dr Momar Thiam : le président de la République, Macky Sall, doit mettre fin à la bataille par presse interposée que se livrent actuellement certains de ses partisans.

Le Directeur de l’École des hautes études en information et en communication (Heic Dakar) est formel. Le président de la République, Macky Sall, non moins président de l’Alliance pour la République (Apr) doit mettre fin à la bataille par presse interposée que se livrent actuellement certains de ses partisans. En effet, interpellé par Sud quotidien sur la guéguerre entre responsables du parti au pouvoir dont le dernier acte a été inscrit hier, mercredi 11 décembre, par Moustapha Cissé Lô et son collègue Farba Ngom lors de leur passage sur deux télévisions privées sénégalaises.
Dr Momar Thiam par ailleurs conseiller en communication déclare à propos de cette guéguerre que se mènent des membres imminents de l’Alliance pour la République (Apr) que cela a «un effet néfaste sur l’image de la gouvernance sobre et vertueuse que Macky Sall avait appelée». «On se rend compte depuis un moment, que tout le discours politique des membres de la majorité présidentielle tourne autour d’invectives et de menaces si je peux prendre le cas de Moustapha Cissé Lô. Ce débat autour de la drogue, des faux billets et blanchiment d’argent contribue à mon sens, non seulement, à décrédibiliser la classe politique dirigeante mais surtout à éloigner l’opinion des véritables enjeux de ce pays», a souligné le spécialiste en communication politique.
Avant d’insister : «Une bonne partie de l’opinion surtout la jeunesse est détournée des hommes politiques surtout classiques et du discours politique qui n’est pas imprégné des véritables difficultés qu’ils vivent. Je veux parler du discours sur les questions de l’emploi, de la bonne gouvernance, la santé…
Tout le discours relayé par la presse qui a une responsabilité dans cette situation, tourne autour des faux billets, de la drogue, d’accusations par presse interposée des membres même de la majorité présidentielle. Je veux parler de la sortie de Moustapha Cissé et de tout ce qui en est suivi notamment la réponse de Yakham Mbaye».
Poursuivant son analyse, Momar Thiam fait remarquer que c’est l’image même du Sénégal qui est plus ou moins discréditée et celle du président de la République qui est écornée. «Dans la réponse de Yakham Mbaye, il y’a quand même un point culminant qui est de dire que Cissé Lô a bénéficié de six marchés d’un volume de 4 531 tonnes de semences et d’engrais. On sait que ce dernier est un homme d’affaire, un agriculteur mais au demeurant, c’est le président du parlement de la Cedeao et vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

Donc, l’opinion ne comprendrait pas qu’une personne qui est dans ces deux stations hautement qualifiées puisse s’arroger le droit de bénéficier de ces marchés», a-t-il déploré avant de marteler. «On l’impression que c’est une mafia pour reprendre ainsi un terme que lui-même (Moustapha Cissé Lo) a utilisé et auquel il appartient puisqu’il a bénéficié de ces largesses. Ce qui constitue une entorse au principe de bonne gouvernance. Ensuite, c’est l’image du Sénégal qui est plus ou moins discréditée et celle du président de la République écornée».

Dakar Matin