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Urgent…Le maire de Séoul se suicide

Urgent…Le maire de Séoul se suicide

Le maire de Séoul, accusé de harcèlement sexuel, retrouvé mort dans la montagne

Figure emblématique de la gauche sud-coréenne et considéré comme un potentiel futur président, il se serait suicidé.

Le maire de Séoul, longtemps considéré comme un candidat potentiel à l’élection présidentielle en Corée du Sud et dont le corps a été retrouvé dans la montagne, semble s’être suicidé après avoir été accusé la veille de harcèlement sexuel. Son corps a été découvert vendredi matin à la périphérie nord de Séoul. Il était le plus haut responsable politique du pays à être impliqué dans une affaire de harcèlement sexuel.

Dans une société sud-coréenne demeurée profondément patriarcale, le mouvement mondial #MeToo, contre les violences faites aux femmes, a fait tomber des dizaines de figures masculines éminentes et ce, dans tous les domaines.

Dans un message écrit à la main avec de l’encre et un pinceau, trouvé dans sa résidence officielle et rendu public, il a présenté des excuses très générales : « Je suis désolé pour tout le monde », a-t-il écrit, demandant à être incinéré et que ses cendres soient dispersées sur la tombe de ses parents.« Je suis désolé pour ma famille, à qui je n’ai fait que causer de la peine ».

« Au revoir », a signé Park Won-soon, 64 ans, sans faire référence aux accusations dont il fait l’objet.

« Des gestes inappropriés »

Figure emblématique du Parti démocrate (centre gauche) au pouvoir, le maire de Séoul dirigeait depuis 2011 la gigantesque capitale de la Corée du Sud, qui compte environ dix millions d’habitants, soit presque un cinquième de la population du pays. Celui qui ne cachait pas son désir de succéder au président Moon Jae-in en 2022, avait remporté trois scrutins en se faisant l’avocat de l’égalité des sexes et sociale.

Le décès du Maire de Séoul survient un jour après que son ancienne secrétaire a déposé plainte contre lui pour harcèlement sexuel. Il m’a « harcelée sexuellement et a eu des gestes inappropriés durant les heures de travail », insistant notamment pour qu’elle le rejoigne dans la chambre à coucher attenante à son bureau, a raconté la victime présumée, selon un document présentant sa déposition à la police, transmis à l’AFP de source proche du dossier.