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MENACES DE HAUSSE DES PRIX DES DENREES ALIMENTAIRES

MENACES DE HAUSSE DES PRIX DES DENREES ALIMENTAIRES

Le Coronavirus avec son lot de conséquences négatives n’a pas encore fini de sinistrer l’économie et les ménages sénégalais.

Le Commissariat à la Sécurité Alimentaire du Sénégal (CSA), le Bureau National du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et la Banque Mondiale ont lancé une initiative commune pour augmenter la fréquence de collecte, traitement et analyse de données de prix des denrées alimentaires. Il ressort de l’enquête que l’augmentation des prix des denrées alimentaires causée en partie par les mesures restrictives adoptées par le gouvernement sénégalais pour contrer les chaînes de transmission de la pandémie de Covid-19 risque d’impacter le bien-être des ménages.

Le Coronavirus avec son lot de conséquences négatives n’a pas encore fini de sinistrer l’économie et les ménages sénégalais. A la faveur d’une étude, le Commissariat à la Sécurité Alimentaire, le Programme Alimentaire Mondial et la Banque Mondiale ont révélé que les ménages sénégalais déjà éprouvés par la Covid-19 sont sous la menace d’une augmentation des prix des denrées alimentaires. Et d’après une note consultée par «L’As», la pandémie de la COVID19 pourrait avoir un impact considérable sur le bien-être des ménages.

Ainsi, l’impact de la Covid-19 sur le bien-être des ménages sénégalais est réel. Ces impacts se traduisent par une baisse des revenus, une baisse des transferts monétaires privés, traditionnellement importants au Sénégal en particulier pour les populations rurales, une diminution de la disponibilité des produits et donc la hausse de leur prix, du fait de la perturbation de la chaîne productive.

Pour la BM, le CSA et la PAM, la hausse des prix des denrées alimentaires en particulier peut avoir un impact très important sur le bien-être des ménages. «Et un tel impact peut affecter les groupes les plus vulnérables sur le long terme, en exacerbant les risques liés à la malnutrition. Il s‘agit principalement de l’impact direct de la maladie en termes de morbidité, affectant la capacité des individus et ménages d’acquérir un revenu. Mais aussi, d’un impact indirect du fait des mesures de contention mises en place par le gouvernement pour limiter la propagation du virus, et qui ont affecté l’activité économique ainsi que la mobilité nationale et internationale». C’est pourquoi, les organisations tirent la sonnette d’alarme. Car, d’après leurs enquêtes effectuées dans les marchés expédiés dans les 45 départements du Sénégal, entre la première et la troisième semaine de juin, les prix sont restés relativement stables. Cependant, elles redoutent une augmentation des prix par rapport au mois de mai 2020 et une augmentation des coûts du transport qui pourrait faire augmenter davantage les prix des produits alimentaires.

Toutefois, soulignent les trois organisations, deux commerçants sur 5 (soit 43%), ont déclaré avoir une capacité élevée d’augmentation de l’offre de produits de plus de 50 tonnes, en cas de politique publique de soutien visant l’aide alimentaire. Ce pourcentage était de 33% la première semaine de juin. Et de poursuivre que quatre commerçants sur 5, soit un taux de 81%, indiquent que leurs stocks sont suffisants pour satisfaire la demande des clients pendant le prochain mois, en légère augmentation par rapport à la première semaine de juin (78%).

Enfin, un quart des commerçants, soit 24%, indiquent que les prix du transport des marchandises a augmenté depuis début juin 2020 contre 22% lors de la première semaine du même mois.